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Trois très bonnes nouvelles à vous signaler :

Le 17 septembre dernier se déroulait à la grande bibliothèque
la remise des
prix de l'Académie des lettres du Québec :
les Éditions du Noroît tiennent à féliciter
Louis-Jean Thibault,
qui était
finaliste au Prix Alain-Grandbois
pour son recueil
Reculez falaise.

Nous sommes heureux de vous apprendre que le livre
Nostalgie et tristesse
, mémoires littéraires de Sholem Shtern,
traduit du yiddish par
Pierre Anctil, est
lauréat du Prix J. I. Segal 2008
de la traduction
d'un livre sur un thème judaïque.

D'autre part, le jury du Prix John-Glassco 2008,
décerné par l'Association des traducteurs littéraires du Canada, a choisi de donner une mention honorable à Daniel Canty
pour la traduction du livre de Stéphanie Bolster,
Pierre Blanche. Poèmes d'Alice
.

 

 

Lecture-Olivieri


-- Dimanche le 28 septembre à 15h --

Denise Brassard lira des extraits
de son recueil La rive solitaire;

Joël Pourbaix lira des poèmes du recueil
Dictature de la solitude;

Normand Baillargeon, pour sa part,
lira quelques aphorismes de Rabindranath Tagore,
du recueil Les oiseaux de passage, qu'il a traduit.


Au plaisir de vous y rencontrer
.

 

C’est avec regret que nous avons appris le décès
de notre ami poète Luc Perrier.


Poète avant tout, Luc Perrier a été l’un des tout premiers auteurs des éditions de l’Hexagone, alors qu’il publiait Des jours et des jours en 1954 et Du temps que j’aime en 1963. Puis, après une éclipse de quelques décennies, il revint à la publication aux Éditions du Noroît où il a publié quatre titres : Champ libre (1994), Faites le nécessaire (1998), De toute manière (2002) et Le moindre vent (2006).

Luc Perrier disait écrire « en état de poésie, d’écrire avec les vents et les marées, avec la joie ou la douleur de mes frères ». Cela ressemble au poète empreint d’humanité, sensible aux mots et au monde, soucieux du territoire et de l’être, ce dont l’oeuvre témoigne qui ne sombre jamais dans le désespoir. Bien au contraire s’agit-il d’une poésie lumineuse, porteuse de sens et de liberté. À l’écoute du monde, le poète officie à la célébration de la parole. Il se donne à cette exigence pour traduire ce qui nous échappe, l’indéfinissable au cœur de la beauté, dans un esprit de découverte. Il s’agit d’être à l’intérieur du temps celui qui saisit le cours incessant de l’existence. En ce sens créer fut pour Luc Perrier un appel lucide au renouvellement, une veille sans quoi le poète se répète et sacrifie le créateur en lui.

Dans son tout dernier livre, Le moindre vent est cela même qui appelle le poète pour entendre l’enjeu profond de toute existence, soit qu’une trace tangible de la présence crée de nouvelles possibilités, sensibles à tous les vents, au soleil qui vient mouiller près de nous sa chaleur et son attention. Le poète toujours à l’affût des signes nous conduit dans sa nuit de lumière. Il a défendu avec ferveur la poésie, ainsi qu’il l’écrivait dans « D’où le poéme » : « le corps brûle, le verre se vide, mais le poème ne se consume pas, ne se vide pas. Ce quelque chose d’éternel le sauve du périssable. Le poète manque de lectrices, de lecteurs. Combien de gens préfèrent le noir au soleil, la guerre au poème, le solide au vague. Lectrices, lecteurs, au poème! Comme pour la bière une première fois, vous ne pourrez plus vous en passer après quelques gorgées. Cinq minutes de poésie par jour ramèneraient le bonheur sur terre. Une seule lectrice se profile, assez pour que le poète regagne les mots, les déloge de leur chambre noire. »

Nous offrons à Mariette, à la famille
et aux proches nos condoléances.

Paul Bélanger

 
 

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