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Dans
La terre est ici, nouvelle édition du livre
paru chez VLB en 1989, nous retrouvons la simplicité
presque enjouée avec laquelle l'auteure élabore
ses livres. D'abord, une suite d'« autoportraits
» disent la mort survenue et inattendue, la poète
s'inventant un personnage. Les événements s'accumulent
comme des vêtements sur un meuble. Puis « Les
paysages » explorent des régions où
l'amour, la pensée, les objets quotidiens s'enchevêtrent.
Enfin, « Les portraits » reconduisent à
l'origine du personnage qui a ouvert sa collection d'objets.
La langue de Turcotte est limpide et déroutante parce
que tous les éléments se conjuguent avec des
associations étonnantes dont la gravité est
en contrepoint du ton léger.
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