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Traduit
de l'anglais et présenté par
Yves Gosselin
L'oeuvre
de Solway, multiforme et universelle, inscrit la mémoire
au coeur même de sa démarche poétique.
Cette poésie inspirée où s'entremêlent
les images admirables, le sens du tragique porté à
son plus haut point d'incandescence, et l'ironie, investit
un lieu habitable où l'homme, le temps et la mémoire
pourraient enfin vivre réconciliés.
Comme
l'écrit dans sa présentation Yves Gosselin,
également traducteur de ce livre qui rend compte de
l'activité de Solway au cours des quarante dernières
années, à propos du poète: « Son
refus de se laisser enfermer dans une forme, quelle qu'elle
soit, l'influence admise et intégrée de grands
devanciers comme Yeats et Robert Graves, pour ne citer que
ces deux poètes, sa création d'hétéronymes,
le poète grec Andreas Karavis qu'il a inventé
de toutes pièces en étant la plus parfaite illustration,
son appropriation surtout de la mémoire, des archétypes,
des mythes, en un mot de l'univers grec, en font un exemple
vivant de résistance à toute forme de réductionnisme,
dès lors qu'il est question de poésie et de
la place que l'on croit être celle du poète exclu
par Platon de la Cité. Citant Castaneda et le concept
« d'ennemi-ami » développé par ce
dernier. Solway travaille dans la forme, pour et contre elle,
reconnaissant que nous sommes consciemment ou non
« dépendants du passé, de la tradition,
que celle-ci constitue le poète et le poème,
et qu'on ne peut s'en affranchir totalement sans du même
coup sacrifier l'essence même de ce qu'est la poésie.
»
Une
oeuvre à découvrir.
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