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Dans ce premier recueil publié au Québec, Bahman
Sadighi s'attache à ce qui est avant le poème,
le blanc qui précède l'acte d'écrire.
Il approfondit l'espace blanc, le blanc du papier, de la page,
le blanc de la nuit et celui du poème. Tandis que les
syllabes du jour protègent l'homme, s'immiscent avec
l'obscur, les semences du temps qui, elles, déchirent.
Semences, syllabes met à nu un espace inexploré
où la simplicité de la parole, le bleuté
du ciel, l'éclat du blanc et du silence, constituent
paradoxalement le climat tragique d'une douleur indescriptible,
inexprimable.
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