Joël Pourbaix
Les morts de l’infini
2005

18,95 $
ISBN : 2-89018-558-3

 

Le titre est dès l’abord frappant. Mais son évidence est immédiatement déplacée par le lieu, car le narrateur est sur une île du bas Saint-laurent. C’est dire que les lieux et les choses continuent d’inspirer le poète qui y puise la matière de ses textes. Le regard semble surgir du lieu lui-même ; celui-ci est la vraie légende que l’auteur poursuit depuis de nombreuses années. Il s’agit d’une quête exigeante, constamment en métamorphose, toujours susceptible d’un éblouissement ou d’un énoncé surprenant, d’une image qui frappe. D’une entrée au monde qui nous rejoint dans notre expérience profonde. Histoire qui s’édifie dans le mouvement de fond d’une écriture éveillée, à l’affût du lien entre le paysage et la figure donnée par le texte, et qui est issue de l’intériorité de la personne, tant il est vrai que le voyage ce sont les voyageurs eux-mêmes. Parmi les objets du monde, ces choses toutes simples qui nous relient à la réalité, la voix intérieure de sa traversée dans l’espace.


EXTRAIT

 


La fissure lumineuse devant mon lit. Je détourne la / tête pour mieux flotter dans ma nuit surpeuplée. / Des tonnes de sentiments s’écoulent au marché noir/ de l’insomnie. Ma vie en pièces détachées, ramassées, / accumulées, enfouies de nouveau. Il est vraiment / plus facile d’ouvrir toute grande la porte des ténèbres/ que de contempler cette rainure de lumière./ Elle persiste malgré tout ou plutôt malgré moi. Elle/ demeure un passage obstinément ouvert, une mémoire/ enfin dépossédée de ses propres clefs.

 
BIOGRAPHIE


Joël Pourbaix

 

Joël Pourbaix est libraire. Depuis une dizaine d’années il poursuit un cycle poétique très personnel qui est fait d’un mélange de récits et de poèmes, aventure intérieure ou l’ancien monde côtoie le nouveau. Vingt-cinq ans d’écriture poétique ont donné lieu à plusieurs titres : Labyrinthe 5 (2003), Disparaître n’est pas tout (2001), Les enfants de Mélusine (1991), entre autres titres.


 

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