Dans Ils passent la Main, l’auteur reprend
à rebours le trajet des nouveaux arrivants à
Montréal. En parcourant ainsi la rue Saint-Laurent
du Nord vers le Sud, il refait de mémoire, son propre
trajet. Dans cette fiction, l’auteur crée une
situation où trois générations d’immigrants
se succèdent, et se trouve à incarner le lien,
parfois ambigu ou douloureux, de ces générations
à la ville et à cet axe – le boulevard
Saint-Laurent – fondateur de plusieurs vagues d’immigration.
Du grand-père qui arrive en étranger en plein
milieu de l’hiver, perdu et esseulé, en passant
par son fils qui a migré vers une banlieue plus confortable,
jusqu’au petit-fils artiste qui s’envole pour
une exposition à l’étranger, se construit
là une réflexion libre sur le sens même
de cette expérience faite d’oubli et de palimpseste,
de traces et de promesses. Un dialogue a lieu entre la ville
et son auteur, la Main servant de prétexte à
une réflexion sur la métropole qu’Alain
Médam poursuit depuis longtemps.
Le livre est accompagné d’un parcours photographique
d’Yves Médam.
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