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La
figure ruinée d'Arthur Rimbaud est au coeur de ce livre
qui dit l'intensité du monde et le refus de la société
des hommes.
Constituée
de trois parties, « Harrar »,
« La mort d'Arthur Rimbaud » et
« Bonheur domestique » et précédée
d'un texte liminaire qui révoque en doute le poétique,
son appareil social et ses relais symboliques, cette plongée
intuitive au coeur du mythe rimbaldien le transcende en multipliant
les lignes de rupture en marge du discours habituel sur la
poésie.
Dans
cette démarche aux antipodes des pratiques actuelles,
le poète ou ce qui en reste cherche moins à
préserver son statut fantomatique dans une société
saturée par le mythe et l'image qu'à détruire
en lui tout ce qui peut subsister d'illusions sur le langage.
Ni issue ni recours, la poésie se retourne ici contre
elle-même dans un mouvement perpétuel et incessant
qui la discrédite et la disqualifie.
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