Tu vas au parc
défier les orgues de brume
qui érigent des monuments
autour des balançoires
et des tapeculs.
Les étés nourrissent ta voix apeurée.
À tes pieds
des jeux de sable et de rires
des histoires que tes mains déplient
dans la bousculade des cœurs.
Quelques branches tracent l’impossible
et creusent le temps.
Un oiseau y perd son image.
Aucun cri aucun mot ne retentissent.
Au retour
tes pas tirent un monde perdu.
Ta lassitude est nouvelle et fière
elle garde ce plein souvenir
ce manège à l’orée de tes paupières.
|