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Dans le décor de la pièce, tu ressembles à
une ombre qui devient ce qu'elle touche. Je vois ton corps
et l'espace qu'il déplace. Pour déjouer ton
regard, il me faudrait glisser dans cette mer que dessine
l'horizon. Mais sans cesse je retourne à ton visage,
tes épaules, tes bras.
n----------
Dehors la rue est noire. J'attends que quelque chose apparaisse,
que tu viennes par le profil de cette rue. Il est vingt-deux
heures et rien de la noirceur ne se dissipe. Je vois mon visage
que reflète la fenêtre; tout est à moitié
vide.
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