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Les
mots viennent du silence
du passé, d'ailleurs et de ce monde
du temps qui porte les rêves
vers des hauteurs incertaines.
Les mots traînent leur lente syncope
en toutes langues, vivantes ou mortes ;
sur
la ligne des phares, ils déclinent la nuit.
Se perdent-ils en mer, chaque bateau
en scande l'écho.
Les mots blonds, solaires
les mots gelés de l'hiver
se rompent dans les abattis
comme l'aveu fraternel, frêle
d'un arbre né du sommeil de la terre.
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