On lit des livres, souvent par ennui. Ils ouvrent des espaces à la façon du tronc d'un orme qui se dédouble et forme des embranchements. Les vivants passent au loin. Quand ils s'amènent, leurs voix laissent des noms et des images dans les mémoires pendant que la nuit tombe. Des avions couvrent le ciel, les livres rentrent sous terre et l'angoisse, malgré les matins d'été, se mêle aux secrets de l'univers.
|