Écrire sur le vieillissement, cela me fait-il vieillir ? Cette écriture devient une main peu à peu, une vieille main, qui se referme sur moi. Ces pensées que je fixe finissent par imprégner mes journées. Si je ne les consignais, elles seraient là, bien sûr, mais elles passeraient ailleurs finalement. Et je passerais à autre chose. Mais là non, cette obligation que je me donne d’écrire sur ce présent difficile fait que j’arrête ces pensées et qu’ainsi, progressivement, elles deviennent comme une enveloppe dont je ne peux sortir.
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