Si j’ai toujours écrit, c’est que les mots du silence de l’autre, dans l’acte même de l’écriture, avaient ce don (étrange, merveilleux) de me parler mieux. Disons que je les entends mieux dans l’écriture que partout ailleurs. Quelle que soit la forme dans laquelle se coulera cette écriture (poèmes, proses). Ces mots, on les entend aussi dans l’amour, quand l’amour, au-delà d’un nécessaire amoncellement de mots, devient ce tremblement de terre corporel et redonne enfin au corps son initiale opalescence.
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