On retrouve dans L’angle noir de la joie le rapport trouble que l’auteure entretient avec l’émotion de la joie, tant dans la vie que dans l’écriture : « J’aime le mot joie, écrit-elle, j’en aime la texture sonore énigmatique, la part obscure, l’étrangeté même, et la fausse brièveté. J’aime qu’il offre une résistance, qu’il ne réponde pas directement – comme tous les autres qui font la poésie, choisis un à un, avec intention et précaution – aux questions que nous nous posons, qu’il n’arrive, en fait, qu’à en soulever d’autres, vrillant l’opacité du monde sans en chasser l’inquiétude, sans en refuser la part troublante d’informulable et d’ambigu. »
Artiste : Victor Hugo, Brise-lames à Jersey
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