Fulgurance serait un mot approprié pour parler de ce nouvel auteur et de son premier livre qui nous donne à lire un poète soucieux de justesse. Ouvrir, c’est la fulgurance de l’amour, du poème amoureux, vécu comme une mise à distance à l’orée de la peau qui, déjà, saigne.
L’accès à l’autre est toujours retardé, et le poème se tourne vers la pensée tout en la dénonçant, dans une tension auto-ironique riche en métaphores.
Ouvrir lance un projet poétique en pleine lumière, en même temps qu’il propose une réaction au « trop de réalité ». Ici la musique du verbe et les modulations de la pensée sont le fait d’un poème qui cherche à s’échapper et qui célèbre la puissance de l’image, celle qui nous libère du discours.
L’oeuvre en couverture est de Jean-François Lauda
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