« Regarder pourrir. La chair difforme, convulsive. Vivre. Ou fermer les yeux, rejoindre le minéral, figer l’instant. Répéter, mourir. »
Tels sont les mots de l'auteur pour présenter ce recueil d'une même intensité que son premier titre, Morts du ciel. Approchant la mort par son corps, le poème n'élude pas le deuil, mais se livre ici à sa rigor mortis. La vie se poursuit ainsi après la mort. La vie qui demeure, tournée vers la dépouille et la terre qui l'accueille. L'économie verbale de cette écriture permet de toucher l'essentiel en créant des images percutantes du réel, tel ce nuage de mouches nourri de sang.
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