La nouvelle édition de L'apostrophe qui me scinde permet de prendre la mesure du chemin parcouru et de la constance thématique des livres d'Antonio D'Alfonso : l'identité, l'intime, le politique. Certes l'auteur réfléchit dans ce livre à l'écriture et à la littérature, mais par-delà ces propos et le retour sur soi, c'est l'incarnation même de la pensée dans la chair qui est à l'œuvre, avec une lucidité parfois douloureuse mais aussi joyeuse, soulignant l'un des contrastes qui travaillent le fond du livre. Pris à témoin, le lecteur entre avec l'auteur dans ses peurs, ses désirs, ses échecs.
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