Les poèmes qui composent
ce nouveau recueil du Noroît proviennent de trois manuscrits
encore inédits.
À la faveur du silence
on ne saurait qu’attendre et espérer que la poésie
enveloppée sous la voix de l’amour nous laisse
participer aux mystères de la creation. Ici, le poème
n’existe que par lui-même sans référence
et sans référant, hors presque de toute littérature.
La forme et le fond ne sont qu’une seule et vibrante
mélodie qui se détache des jours et des nuits
pour nous induire en l’univers de l’âme.
Sous Le pas de Vénus,
on peut suivre la présence éternelle de l’amour
sur les plages d’une Grèce antique et moderne.
La poésie amoureuse n’a point d’âge,
toujours nouvelle, elle devance nos rêves et nos visions.
En elle souffle l’aspiration qui soulèvera le
poème pour lui donner son envol au-dessus des mots.
Seul un arbre peut répondre
si on l’interroge, si l’on sait lire entre les
feuilles comme entre les lignes cette poésie qui se
détache comme un fruit mûr.
Elle pénètre jusqu’au fond de nous,
touche mais ne trouble pas, nourrit mais ne sature pas.
Un souffle de quintessence monte des fleurs, des parfums
s’enferment à l’intérieur de quelques
mots simples. A lire à petites doses avec tous nos
sens en éveil on se rend compte que les yeux ne suffisent
pas à tout entendre.
Il s’agit du neuviève recueil de cet auteur
dont on peut attendre l’imprévisible.
De Thermidor à
Chant I et II,
puis Charmes, cette littérature
ne s’enlise jamais depuis quarante ans; elle ne connaît
qu’une seule loi, celle de la Beauté.
Artiste : Guy Gervais
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