Monique Deland

Miniatures, balles perdues et autres désordres.
2008

18,95 $

ISBN :
2-89018-600-2

Miniatures, balles perdues et autres désordres est une suite poétique qui s’inscrit sous le double sceau de la violence et de la confusion. Les poèmes gravitent autour des thèmes de la peur, de la vie minuscule vécue comme un feu et de l’isolement volontaire au centre de la terre.

Ces thèmes ont pour fondement une inarrêtable fascination pour l’horreur qui rejoue en boucle dans l’esprit de la narratrice, fascination qui gagne également la fille de la narratrice, dont l’existence suit déjà ces mêmes noirs chemins de l’épouvante.

Mais c’est aussi et surtout un livre sur l’espérance, sur les ravissements que suscite une mort véritable, sur le passage dans le bardo (mot d’origine tibétaine) désigne cet état intermédiaire entre la mort et la renaissance, moment de passage qui correspond à une possibilité de libération et d’éveil, avant que le mort ne se réincarne et revienne sur terre et sur la réincarnation.

Artiste : Hélène Roy

EXTRAIT

 

Une vie aussi minuscule n’arrive pas par hasard. Elle advient et se construit, habile, à force d’abdications et de retranchements. Bientôt, elle profane entièrement votre visage. Elle brouille la graphie de votre nom. Atomise la densité de votre corps qui se retire peu à peu.



BIOGRAPHIE

 

 

Née à Montréal, le 6 juillet 1958, Monique Deland est artiste visuelle de formation (Bacc. arts visuels, Concordia, 1980). Elle a enseigné les arts plastiques, avant d’opter plus spécifiquement pour la littérature.

Au travers des études littéraires de maîtrise et de doctorat à l’UQÀM (de 1993 à 2002), elle collabore à de nombreuses revues telles que Arcade, Art Le Sabord, Brèves, Estuaire, Exit, Les Écrits et Trois.

Lauréate du Prix Émile-Nelligan 1995 (pour Géants dans l’île), et du Grand Prix de Poésie Le Noroît 1993 (pour Ta présence à peine), elle reçoit également le Prix Québec-Amérique 1997 (pour Rivages, Pour une esthétique de l’ambivalence, meilleur mémoire de maîtrise
en création littéraire déposé à l’UQÀM).

Critique de poésie depuis 1995 (dans les revues Trois et Estuaire), et membre du comité de rédaction de la revue de poésie Estuaire de mai 1999 à juin 2007, elle donne aujourd’hui des ateliers d’écriture pour le compte de différents organismes (le Centre de Communication écrite de l’Université de Montréal, le Cégep de Saint-Laurent et le Département d’Études littéraires de l’UQÀM, entre autres).

Elle a publié aux Éditions du Noroît : Le nord est derrière moi (2004), L’intuition du rivage (2000 ).


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