Denise Brassard

La rive solitaire
2008


17,95 $

ISBN :
978-2-89018-624-8

La rive solitaire propose une méditation sur le temps et ses effets sur la proximité et la distance entre les êtres. De la fusion érotique à la réflexion sur la solitude, les sujets évoluent sur fond d’événements historiques et d’espoirs déçus, de sorte que les moments d’intimité entre eux se révèlent aussi une mesure de la distance qui les sépare du monde. L’oubli du monde est-elle le prix à payer pour l’intimité amoureuse ? Le livre pose la question sans y répondre. Par contre, la proximité maintenue à travers le temps, si elle exige de renoncer à la fusion, et donc à l’espoir de rejoindre l’autre rive, permet du moins le recentrement du sujet autour de la mémoire. Ainsi faut-il peut-être perdre le nord et consentir à l’errance et à l’abandon pour retrouver sinon l’unité, du moins le lieu de la rencontre.



EXTRAIT

 

Sans aviser le jour
la chair se se lèvent
dans le sombre un regard joue sa nuit
et du loin de l’usure la chevauchée de l’ambre
se mue en soleil fougueux

au fond de tes yeux
là où je me repose
la nuit reprend son souffle
moi je reprends corps

j’avance en silence dans l’aura des rues


BIOGRAPHIE

 

 

Denise Brassard est professeure au Département d’Études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Poète et essayiste, elle est l’auteur de Le souffle du passage, un essai sur l’œuvre de Fernand Ouellette paru récemment (VLB éditeur, 2007; finaliste au Prix de la Gouverneure générale), de trois livres de poésie, dont Les meurtrières de l’espoir (Éditions Trait d’union, 2001), ainsi que d’essais critiques, nouvelles, textes dramatiques et poèmes parus dans divers collectifs et périodiques, au Québec et à l’étranger. De 1996 à 2004, elle fut directrice de la revue Exit, une revue de création et d’essai consacrée à la poésie, à laquelle elle demeure associée à titre de membre de la rédaction. La rive solitaire est son premier livre aux Éditions du Noroît.




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