Sholem Shtern


Sholem Shtern

Nostalgie et tristesse. Les écrivains
que j’ai connus.

(traduit et présenté par Pierre Anctil, préface de David Shtern)

2006
(collection Chemins
de traverse)

29,00 $

ISBN :
2-89018-588-5

En 1982, à la fin d’une longue carrière, le poète yiddish montréalais Sholem Shtern (1906-1991) publiait ses mémoires littéraires. Maintenant traduit en français par Pierre Anctil, l’ouvrage nous fait découvrir un univers culturel très peu connu aujourd’hui, soit celui des écrivains montréalais de langue yiddish qui, ayant immigrés au Canada au début du XXe siècle, créèrent dans la ville une école littéraire de langue yiddish. Ses mémoires nous font découvrir l’originalité de ce courant artistique de l’entre-deux guerres, ses liens avec les poètes yiddish de New York et les principaux thèmes qu’il privilégia : la modernité, l’errance et la vie urbaine. L’ouvrage contient d’ailleurs des descriptions inédites de Montréal, observée du point de vue des nouveaux arrivants et qui projettent une vive lumière sur le devenir de la ville au cours de cette période.

 

EXTRAIT

 

 

Aujourd’hui les gens voyagent sans peine. Ils se contentent de prendre l’avion et en moins de vingt-quatre heures ils arrivent à Montréal depuis n’importe quelle destination sur le globe. En 1927, la situation se présentait tout autrement. L’on se déplaçait lentement, en train ou en montant à bord de navires de petite taille, sinon parfois en empruntant des paquebots, lesquels ressemblaient à mes yeux à d’imposantes prisons.


BIOGRAPHIE

 

Poète et critique littéraire, Sholem Shtern a été le porte-parole du mouvement communiste mondial quant à l’éducation et à la littérature yiddish et particulièrement dans le domaine de la culture, avec sa presse, sa littérature, ses activités politiques, théâtrales et éducatives. Il a été pendant des décennies le directeur des Écoles I.L. Peretz. C’est la première fois qu’il est traduit en français.

Pierre Anctil est né à Québec. Il a obtenu en 1980 un doctorat en anthropologie sociale du New School for Social Research, à New York. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la communauté juive montréalaise. Il a signé, notamment, un ouvrage sur le boulevard Saint-Laurent intitulé : Saint-Laurent, la Main de Montréal (2002), ainsi qu’une traduction du poète Jacob Isaac Segal publié aux Éditions du Noroît (1992).


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