Dans Le moindre vent,
Luc Perrier cherche inlassablement un positionnement à
l'intérieur de ce temps donné à la vie.
Ce temps comme liberté dont ne disposent pas le prisonnier,
l'assiégé, la personne à l'intérieur
d'un cube, privée de lumière. Il donne à
ce temps une résonance, un visage, une âme, l'âme
des mots. Le poète officie à la grande célébration
de la parole. Ce rôle exige présence, écoute,
pour traduire ce qui nous échappe, l’indéfinissable
au cœur de la beauté. Le poète chante la
forêt. Le moindre vent
est donc cela qui appelle le poète, et le lecteur à
sa suite, pour entendre l’enjeu profond de toute existence,
soit qu’une trace tangible de la présence crée
de nouvelles possibilités sensibles à tous les
vents. Le poème nous reconduit à sa nuit lumineuse.
Artiste : Gérard Tremblay, galerie
Simon Blais |