Deux personnages et un narrateur font entendre
une histoire d’amour, de grève et de crépuscule,
ressassent les éclats perdus, l’écho des
paroles une seule fois risquées. Mais c’est le
souvenir des paysages qui porte le récit. Tout en murmure
et en inquiétude, les voix s’enchevêtrent
aux sens et aux éléments, rappellent les petites
musiques de nuit qui les ont portées jadis.
Et pour Foch, personnage central de l’histoire, il s’agit
de nourrir l’âtre de l’âme,
de sauver, malgré tout, ce qu’on a un jour volé
au néant. Le poète tend « les paumes /
comme un mendiant / qui feint l’espoir. »
Artiste: François Vincent,
Galerie Simon Blais.
|