En termes marins, vent
debout correspond à ce moment
où la proue du bateau est face au vent. Il s’agit
d’une position transitoire qu’on emprunte le temps
de changer les voiles de côté. Avec ce recueil,
l’auteure a voulu franchir la zone de vent debout pour
voir quelles possibilités peuvent surgir derrière
l’horizon. Elle s’aventure à la limite
de l’inconfort, pour revenir à un état
primitif, se perdre avant de renouer avec un flair qui semblait
perdu. Elle veut disparaître un instant, se laisser
tomber. Le passage comme espace de transformation appelait
naturellement des références au monde animal
dont témoignent les titres de section: «sabots»
et «vibrisses». Au plus près du désarroi,
confronté aux éléments qui se déchaînent,
l’intuition reste le guide le plus sûr. Puis,
ce qui paraissait impossible a lieu, un changement, une métamorphose.
Longtemps resteront les traces de ce parcours.
Artiste :
Stéphanie Béliveau, galerie Simon Blais
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