Jean-François Dowd


Jean Chapdelaine Gagnon

La déchirure
des mots.
Poèmes choisis

2007
(Collection Ovale)


18,95 $

ISBN :
978-2-89018-568-5

« Ce qui vient immédiatement à l’esprit en pensant à la poésie de Jean Chapdelaine
Gagnon, c’est l’aspect corporel, voire viscéral
de son écriture. La reconstruction du fœtus
— soit la fécondation de l’œuf lui-même, soit le développement du corps dans l’utérus de la mère — s’opère dans l’écriture même. Le drame de la parole humaine, de l’expression intime de l’identité de la personne et de son rapport au monde est lié à l’évolution même du Moi .
La chimie du fils et de la mère, hôtesse et gardienne qui exile en exigeant un retour inconditionnel, joue un rôle fondamental dans les premiers poèmes de Gagnon. La relation entre le « moi » et l’Autre s’intériorise à un point tel que la communication entre les corps est brouillée et que la sexualité est suspendue. »

Choix et présentation par Andrea Moorhead
Extrait de la présentation d’Andrea Moorhead

 

EXTRAIT

 

 


Et pendant que la terre
enfile ses morts
comme une parure d'os
les hommes n'ont en bouche
que des perles dures
de mots


BIOGRAPHIE

Jean Chapdelaine Gagnon

 

Né à Sorel en 1949. Il est détenteur d’une maîtrise et d’un doctorat (Ph.D.) de l’Université de Montréal pour un mémoire et une thèse sur le poète québécois Hector de Saint-Denys-Garneau. Il est traducteur pour diverses maisons d’éditions. Parmi ses traductions, signalons les plus récentes :
Une histoire du monde arctique (McGhee) et L’oiseau noir (Basilières). Nombreuses collaborations au journal Le Devoir de 1984 à 1988 et à Music/Musique, revue du Centre national des Arts, en 1980 et 1981. Auteur d’une quinzaine de recueils de poésie, publiés essentiellement aux Éditions du Noroît, dont les plus récents — Cantilène (2006), Vigile (2003) et TU (2000) — composent le triptyque Un goût de l’autre. De ses poèmes, traduits par la poétesse américaine Andrea Moorhead qui a procédé au choix de textes de la présente anthologie et qui en signe la présentation, ont été publiés aux États-Unis et en Angleterre ; d’autres l’ont été en Colombie-Britannique, à l’automne 2006, dans une traduction de Jonathan Kaplansky. Jean Chapdelaine Gagnon s’adonne aussi depuis peu à l’écriture de textes documentaires pour Les heures bleues, maison qui publiera bientôt son abécédaire de vers fantaisistes sur les oiseaux du Québec.

Andrea Moorhead, née à Buffalo, New York en 1947, poète américaine et directrice de la revue internationale Osiris, collabore à plusieurs revues littéraires américaines, européennes et québécoises. Elle a publié Niagara, Le silence nous entoure, La blancheur absolue, Le vert est fragile et Présence de la terre, (recueils de poèmes), aux Écrits des Forges, et en anglais, From a Grove of Aspen, chez Poetry Salzburg. Elle a aussi publié des traductions de la poésie contemporaine, entre autres, The Edges of Light (Hélène Dorion) chez Guernica Editions et Updates (Françoise Hàn) chez Éditions en Forêt/
Verlag im Wald
. Ce choix de poèmes reprend l’itinéraire de Jean Chapdelaine Gagnon. Vingt-cinq ans d’écriture sont réunies, ici.

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