La ligne entre les
rives est constitué de trois
parties qui semblent cheminer vers un apaisement des sens
et de la conscience. Porté par un « nous »
qui est le mince
espace entre deux réalités (la vie, la mort),
il en est aussi le regard. Ce « nous » est la
partie solide des poèmes, alors que tout à l’entour
est sujet à l’égarement, à la dissolution.
Il est la convergence des regards, de la nature et des êtres
qui cohabitent. Ainsi la parole devient-elle plus véhémente
à mesure que la fragilité des êtres et
des choses s’exprime, malgré l’effet apaisant
du songe et de l’écriture. Regards portés
par l’amour qui se révèle le lieu privilégié
où se produit l’élargissement du réel.
Les images se succèdent comme des tableaux qui, par
traits brefs, rapellent les instants qu’une fissure
multiplie.
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