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Le linge sale termine un triptyque qui comprend
Coup de sang et Le
jugement dernier, tous deux publiés aux Éditions
du Noroît dans les années 90. Ce triptyque raconte
trois moments de la vie des Québécois depuis
le début du vingtième siècle. Chacun
des volets se veut le constat de la fin d’une époque.
Coup de sang marque la fin des
pionniers qui meurent les mains vides, puisqu’il n’y
a personne pour poursuivre. Le jugement
dernier marque celle des déracinés de
la campagne qui sont venus végéter en ville
et meurent plus pauvres qu’au début du siècle.
Le linge sale marque la fin des
grosses familles avec la mort de la mère québécoise
comme on l’a connu jusqu’aux années soixante.
Cette dernière pièce est écrite comme
un oratorio (les acteurs restent
toujours debout). Si ce bilan est négatif, écrit
l’auteur, c’est peut-être que notre histoire
collective a toujours eu tendance à recommencer à
zéro, comme
si le passé ne nous avait rien appris.
(extrait du «Mot de la fin»)
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