L’auteure présente
ainsi son livre :
« Le temps ne passe plus. Il m’accompagne partout
en tombant dans ma paume comme des billes de plomb. Force
de la terre. Les pommes tombent une à une. Un enfant
regarde ses pas en tenant une branche de lilas. L’araignée
a tissé un hamac entre deux branches de prunier. Sanctuaire.
Cette heure n’est pas seule
est un chapelet d’instants où
il y a communion des regards. Le chant est
le cycle d’un jardin où naît et se disloque
l’amour. Aube. » La voix du poète fait
naître
à la fois un monde fragile et assuré. D’une
langue apparemment enfantine et d’un jardin ressemblant
à celui d’une enfant qui regarde, étonnée,
les merveilles de ce lieu, nous cheminons vers une gravité
où la mort devient le seul contour d’un amour.
« Aimer est une cathédrale » écrit-elle.
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